{"id":325,"date":"2022-01-24T18:23:30","date_gmt":"2022-01-24T17:23:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.archaeology.org\/issues\/451-2201\/features\/10182-egypt-mummy-portraits"},"modified":"2022-01-24T18:23:30","modified_gmt":"2022-01-24T17:23:30","slug":"at-face-value","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/at-face-value\/","title":{"rendered":"\u00c0 sa Valeur Nominale"},"content":{"rendered":"\n<div id=\"art_page1\">\n<p><strong><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale.jpg\" alt=\"Egypt Portrait Spectrum\" width=\"710\" height=\"494\" class=\"caption\" title=\"A painting of a woman on lime wood is one of the mummy portraits being studied by researchers using special camera filters under different light wavelengths (left to right: visible, ultraviolet, and infrared) to identify pigments and binding agents. \" longdesc=\"(\u00a9 The Trustees of the British Museum)\">Plus de 1 000 portraits de momies,<\/strong> peints sur des panneaux de bois ou des linceuls de tissu entre le premier et le troisi\u00e8me si\u00e8cle de notre \u00e8re, sont aujourd&rsquo;hui dans les mus\u00e9es. \u00c0 la fin du XIXe et du XXe si\u00e8cles, les arch\u00e9ologues ont mis au jour des dizaines de ces portraits, principalement dans les cimeti\u00e8res de la r\u00e9gion du Fayoum et des environs, en Basse-\u00c9gypte. Les excavatrices retiraient souvent les panneaux ou les linceuls des momies, jetaient les corps et vendaient les portraits \u00e0 des institutions \u00e0 travers l&rsquo;Europe, le Royaume-Uni et les \u00c9tats-Unis. En cons\u00e9quence, les chercheurs ont presque exclusivement \u00e9tudi\u00e9 les portraits comme des \u0153uvres d&rsquo;art s\u00e9par\u00e9es de leurs contextes arch\u00e9ologiques et fun\u00e9raires. Ils ont concentr\u00e9 leurs efforts sur la recherche d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments stylistiques et l&rsquo;\u00e9tablissement des identit\u00e9s et des ethnies des d\u00e9funts, dont les noms et les biographies survivent rarement. Peu de chercheurs ont \u00e9tudi\u00e9 comment les peintures ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es.<\/p>\n<p>Il y a pr\u00e8s de dix ans, Marie Svoboda, conservatrice des antiquit\u00e9s du mus\u00e9e J. Paul Getty, a lanc\u00e9 un projet qui utiliserait la science des mat\u00e9riaux pour \u00e9tudier les portraits de momies dans les collections du monde entier. \u201dParce que les panneaux sont si bien conserv\u00e9s, il y a tellement de preuves de mat\u00e9riaux encore pr\u00e9sents sur eux\u00a0\u00bb, explique Svoboda. \u00ab\u00a0Je m&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la compr\u00e9hension des portraits en termes de pratiques de travail anciennes.\u00a0\u00bb \u00c0 ce jour, elle a fait appel \u00e0 des coll\u00e8gues de 49 institutions internationales pour collaborer \u00e0 un projet intitul\u00e9 APPEAR (Ancient Panel Paintings: Examination, Analysis, and Research).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale-1.jpg\" alt=\"Egypt Map\" width=\"355\" height=\"278\" class=\"caption\" title=\" \" longdesc=\"(Ken Feisel)\">Svoboda et ses coll\u00e8gues examinent des panneaux utilisant des techniques non invasives telles que la spectroscopie de fluorescence X et l&rsquo;imagerie spectrale \u00e0 large bande, ainsi que l&rsquo;\u00e9chantillonnage de minuscules morceaux de bois, pour identifier les types de bois, les agents de liaison et les pigments \u00e0 la disposition des artistes anciens. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, ils ont \u00e9tudi\u00e9 un tiers de tous les portraits de momies connus. Pour la premi\u00e8re fois, les scientifiques peuvent d\u00e9sormais comparer les \u00e9l\u00e9ments visuels des peintures ainsi que les mat\u00e9riaux et techniques utilis\u00e9s par les artistes pour les cr\u00e9er. \u201dEn regardant un grand nombre de portraits, nous pouvons apprendre quelque chose de plus que d&rsquo;une \u00e9tude ponctuelle\u00a0\u00bb, explique Svoboda. On sait peu de choses des textes anciens sur les portraitistes fun\u00e9raires et leurs pratiques, et les arch\u00e9ologues ont d\u00e9couvert peu de traces d&rsquo;ateliers de peinture. En \u00e9tudiant ce qui reste sur les surfaces des peintures \u2014 et ce qui se trouve en dessous \u2014, les chercheurs apprennent o\u00f9 les artistes ont obtenu leurs mat\u00e9riaux, \u00e9tudient comment des consid\u00e9rations \u00e9conomiques ont pu motiver les choix des m\u00e9c\u00e8nes et des peintres, et r\u00e9v\u00e8lent m\u00eame des coups de pinceau cach\u00e9s qui offrent un aper\u00e7u de la fa\u00e7on dont les artistes ont cr\u00e9\u00e9 leur travail. \u00c0 l&rsquo;avenir, leurs recherches pourraient fournir des informations sur les diff\u00e9rences r\u00e9gionales entre les portraits et sur la fa\u00e7on dont les gens ont choisi de se repr\u00e9senter dans la mort.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"art_page2\"> \u00a0<\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale-2.jpg\" alt=\"Egypt Herakleides Mummy 2\" width=\"355\" height=\"714\" class=\"caption\" title=\"The mummy of a young man named Herakleides is covered in linen wrappings colored red with pigment imported from southern Spain. \" longdesc=\"(Courtesy of the J. Paul Getty Museum, Los Angeles (object no. 91.AP.6))\">D\u00e8s le d\u00e9but<\/strong> au milieu du troisi\u00e8me mill\u00e9naire avant notre \u00e8re, les \u00c9gyptiens pratiquaient la momification artificielle pour pr\u00e9server les corps des pharaons d\u00e9c\u00e9d\u00e9s et d&rsquo;autres individus riches et les transmettre \u00e0 l&rsquo;au-del\u00e0. En plus d&rsquo;\u00eatre envelopp\u00e9s dans du tissu, les corps \u00e9taient souvent enferm\u00e9s dans des cercueils richement d\u00e9cor\u00e9s avec des masques stylis\u00e9s. Au cours des mill\u00e9naires, ces traditions fun\u00e9raires ont persist\u00e9, alors m\u00eame qu&rsquo;une \u00c9gypte de plus en plus cosmopolite passait sous le contr\u00f4le de puissances \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p>Les Ptol\u00e9m\u00e9es, une dynastie de la famille royale mac\u00e9donienne qui a r\u00e9gn\u00e9 sur l&rsquo;\u00c9gypte de 304 \u00e0 30 av.J.-C., lorsque les Romains l&rsquo;ont conquise, ont ouvert de nouvelles zones du Fayum fertile \u00e0 la culture. En cons\u00e9quence, de nombreux colons grecs, \u00e0 qui les Ptol\u00e9m\u00e9es ont accord\u00e9 des terres, ont afflu\u00e9 dans la r\u00e9gion. \u201cBeaucoup d&rsquo;immigrants venaient de tout l&rsquo;Est grec, y compris des parties de l&rsquo;Asie mineure, de Chypre et d&rsquo;autres zones o\u00f9 l&rsquo;influence ptol\u00e9ma\u00efque \u00e9tait forte\u201d, explique l&rsquo;arch\u00e9ologue Jennifer Gates-Foster de l&rsquo;Universit\u00e9 de Caroline du Nord \u00e0 Chapel Hill. Sous les Romains, les villes du Fayoum continu\u00e8rent \u00e0 prosp\u00e9rer en fournissant des c\u00e9r\u00e9ales qui alimentaient la ville de Rome.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des si\u00e8cles de mariages mixtes, les gr\u00e9co-\u00c9gyptiens constituaient une partie importante de la population du Fayoum. \u201dLes Romains ont reconnu le Fayum comme un lieu qui avait ce lien plus ancien avec l&rsquo;identit\u00e9 grecque\u00a0\u00bb, explique Gates-Foster. Ils ont \u00e9tabli une nouvelle cat\u00e9gorie de citoyennet\u00e9 pour les personnes qui pouvaient d\u00e9montrer une certaine ascendance grecque, ce qui leur conf\u00e9rait un statut fiscal favorable et d&rsquo;autres droits civiques.<\/p>\n<p>Ces changements dans la soci\u00e9t\u00e9 du Fayoum se refl\u00e8tent dans les portraits de momies de la p\u00e9riode romaine. \u201dLes portraits de momies romano-\u00e9gyptiennes repr\u00e9sentent un creuset de cultures\u00a0\u00bb, explique Svoboda, notant qu&rsquo;ils m\u00e9langent la pratique \u00e9gyptienne traditionnelle de la momification avec des \u00e9l\u00e9ments stylistiques m\u00e9diterran\u00e9ens. Contrairement aux masques de momies plus stylis\u00e9s de la p\u00e9riode pharaonique \u00e9gyptienne, qui sont rest\u00e9s en vogue dans la Haute-\u00c9gypte plus conservatrice, les portraits de Basse-\u00c9gypte de la p\u00e9riode romaine sont des repr\u00e9sentations plus naturalistes et apparemment individualis\u00e9es des morts. Les enveloppes de lin contenant le corps \u00e9taient souvent \u00e9galement peintes. Et alors que de nombreux membres de l&rsquo;\u00e9lite des communaut\u00e9s du Fayoum ont choisi d&rsquo;inclure des portraits sur leurs momies, d&rsquo;autres ont opt\u00e9 pour diff\u00e9rents types d&rsquo;inhumation en fonction de leurs souhaits personnels et de leurs moyens financiers. \u201dCe n&rsquo;est pas une forme d&rsquo;enterrement qui aurait \u00e9t\u00e9 accessible \u00e0 tout le monde\u00a0\u00bb, dit Gates-Foster. \u00ab\u00a0Cela aurait certainement \u00e9t\u00e9 co\u00fbteux et aurait n\u00e9cessit\u00e9 une sorte de connaissance culturelle et un acc\u00e8s aux artisans.\u201d<\/p>\n<p><strong>APPARA\u00ceTRE chercheurs<\/strong> nous \u00e9tudions actuellement les pr\u00e9f\u00e9rences cr\u00e9atives et les facteurs \u00e9conomiques qui pourraient avoir motiv\u00e9 les choix des artistes. Pour les peintres qui ont cr\u00e9\u00e9 des portraits de momies, la t\u00e2che comportait plusieurs \u00e9tapes, de la cueillette du type de bois et du choix d&rsquo;une technique de peinture \u00e0 la s\u00e9curisation des pigments souhait\u00e9s. Tout d&rsquo;abord, un artiste a s\u00e9lectionn\u00e9 et pr\u00e9par\u00e9 le bois. \u201dComme la plupart des panneaux \u00e9taient incurv\u00e9s pour s&rsquo;adapter au visage de la momie, il fallait un bois assez flexible\u00a0\u00bb, explique Caroline Cartwright, chercheuse principale au British Museum. Ainsi, le bois pouvant \u00eatre coup\u00e9 en panneaux minces \u00e9tait souhaitable, bien qu&rsquo;il ne soit pas toujours disponible. Dans les p\u00e9riodes ant\u00e9rieures, les arbres poussaient abondamment le long des rives du Nil, mais le bois de haute qualit\u00e9 \u00e9tait une denr\u00e9e rare dans l&rsquo;\u00c9gypte romaine. Les trous de cheville, les clous et les marques de per\u00e7age sur certains panneaux de portraits sont la preuve que les artisans recyclaient parfois des morceaux de bois \u2014 certains datant de plusieurs centaines d&rsquo;ann\u00e9es au moment de leur r\u00e9utilisation \u2014 pour les utiliser comme toiles pour de nouvelles peintures.<\/p>\n<p>Dans le pass\u00e9, les conservateurs h\u00e9sitaient \u00e0 permettre aux chercheurs d&rsquo;analyser des panneaux de portraits de momies car une identification pr\u00e9cise des essences de bois n\u00e9cessitait de pr\u00e9lever des \u00e9chantillons mesurant plus de deux centim\u00e8tres de long. Les progr\u00e8s de la technologie au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies ont cependant rendu le processus beaucoup moins destructeur. \u201cAvec l&rsquo;av\u00e8nement des microscopes \u00e9lectroniques \u00e0 balayage, qui peuvent offrir des grossissements \u00e9normes allant jusqu&rsquo;\u00e0 300 000 fois, les \u00e9chantillons sont limit\u00e9s \u00e0 la taille d&rsquo;une t\u00eate d&rsquo;\u00e9pingle\u201d, explique Cartwright, qui a examin\u00e9 des sp\u00e9cimens de bois provenant de 195 portraits de panneaux. Seulement 20% des \u00e9chantillons de bois qu&rsquo;elle a identifi\u00e9s sont des esp\u00e8ces \u00e9gyptiennes indig\u00e8nes. Parmi ceux-ci, la plupart sont fabriqu\u00e9s \u00e0 partir de la figue sycomore (<em>Ficus sycomore<\/em>), un arbre dont le bois est l\u00e9ger, de mauvaise qualit\u00e9 et sensible aux attaques d&rsquo;insectes. Pendant l&rsquo;Empire du Milieu en \u00c9gypte (env. 2030-1640 av.J.-C.), l&rsquo;arbre et son fruit \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 la d\u00e9esse Noix et jouaient un r\u00f4le dans la pratique fun\u00e9raire, ce qui, selon Cartwright, pourrait expliquer son utilisation comme base pour les portraits de momies romano-\u00e9gyptiennes. D&rsquo;autres bois locaux, tels que le tamaris (<em>Tamarix aphylla<\/em>) et sidr (<em>Ziziphus spina &#8211; christi<\/em>) sont faciles \u00e0 travailler, mais ne poussent que dans certaines zones et zones \u00e9cologiques.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"art_page3\"> \u00a0<\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale-3.jpg\" alt=\"Egypt Man Woman Portraits\" width=\"710\" height=\"515\" class=\"caption\" title=\"A portrait (left) depicts a man holding a pink floral wreath and a glass of wine. Another portrait (right) shows an older woman with wrinkles and graying hair. \" longdesc=\"1951), Gift of Mrs. Max A. Goldstein)\"><\/strong>Les portraitistes anciens et la client\u00e8le qui les a command\u00e9s, semble-t-il, avaient une pr\u00e9f\u00e9rence marqu\u00e9e pour les types de bois import\u00e9s. Environ 70 % des panneaux examin\u00e9s par Cartwright sont en bois de chaux (<em>Tilia europaea<\/em>), qui venaient d&rsquo;Europe. Compte tenu de sa force et de son \u00e9lasticit\u00e9, dit Cartwright, c&rsquo;\u00e9tait un choix judicieux pour les portraits sur panneau. \u201dLe bois de chaux a une texture et un grain uniformes, et les cellules sont de taille assez uniforme\u00a0\u00bb, dit-elle. \u00ab\u00a0C&rsquo;est tr\u00e8s appropri\u00e9 pour appliquer des pigments tr\u00e8s fins.\u201d<\/p>\n<p>Les raisons invoqu\u00e9es par les artisans pour choisir d&rsquo;autres essences de bois import\u00e9es sont moins claires et ont peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9es par des consid\u00e9rations culturelles et \u00e9conomiques. \u00ab\u00a0Il y avait une longue histoire, en particulier pendant le Moyen Empire, d&rsquo;importation de c\u00e8dre du Liban (<em>Cedrus libani<\/em>) pour fabriquer des cercueils ordinaires et de haute qualit\u00e9 \u00ab\u00a0, explique Cartwright. \u00ab\u00a0Je me demande si son utilisation pour les portraits de momies repr\u00e9sente une fusion d&rsquo;anciennes et de nouvelles traditions.\u00a0\u00bb Les artistes utilisaient aussi occasionnellement du ch\u00eane (<em>Quercus<\/em>). Bien que solide, le ch\u00eane doit \u00eatre coup\u00e9 plus \u00e9pais et n&rsquo;est donc pas assez flexible pour se courber sur le visage d&rsquo;une momie. Cartwright pense que le ch\u00eane import\u00e9 aurait pu \u00eatre moins cher que le bois de chaux import\u00e9, et qu&rsquo;au moins certains panneaux ont \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9s en Europe et export\u00e9s vers l&rsquo;\u00c9gypte en tant que produits semi-finis ou finis. Les diff\u00e9rentes propri\u00e9t\u00e9s des bois import\u00e9s et locaux, y compris divers degr\u00e9s de flexibilit\u00e9, peuvent sugg\u00e9rer que certains portraits n&rsquo;\u00e9taient pas destin\u00e9s uniquement \u00e0 orner les momies. Les arch\u00e9ologues pensent que certains ont pu \u00eatre expos\u00e9s dans les maisons des gens avant d&rsquo;\u00eatre incorpor\u00e9s dans leurs emballages de momies.<\/p>\n<p><strong>Une fois une toile de portrait,<\/strong> le bois ou le tissu, a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 et pr\u00e9par\u00e9, les artistes ont utilis\u00e9 diff\u00e9rentes techniques et mat\u00e9riaux pour appliquer des pigments. Une technique \u00e9tait la tempera, qui comprend un milieu de liaison \u00e0 s\u00e9chage rapide tel que de la colle animale ou de la gomme v\u00e9g\u00e9tale. Une autre \u00e9tait l&rsquo;encaustique, une m\u00e9thode dans laquelle les artistes m\u00e9langeaient des pigments avec de la cire d&rsquo;abeille fondue et utilisaient des outils chauff\u00e9s pour manipuler la peinture obtenue. \u201dLes peintres sur panneau avaient probablement une pr\u00e9f\u00e9rence pour un certain support et une configuration pour une technique de peinture particuli\u00e8re\u201c, explique Svoboda, \u00ab\u00a0et ils avaient acc\u00e8s \u00e0 diff\u00e9rents types de supports de liaison et de pigments.\u201d<\/p>\n<p>Les artistes ont ensuite appliqu\u00e9 des pigments sur un panneau de bois ou des emballages en lin. Le grand nombre de portraits de momies de l&rsquo;\u00c9gypte romaine a permis aux chercheurs de l&rsquo;APPEAR d&rsquo;avoir une vue inhabituellement large des pigments, naturels et synth\u00e9tiques, que les peintres utilisaient. \u00c0 l&rsquo;aide d&rsquo;un spectrom\u00e8tre portatif \u00e0 fluorescence X, les chercheurs peuvent cartographier les \u00e9l\u00e9ments chimiques sur la surface d&rsquo;une peinture, ce qui peut aider \u00e0 indiquer quels pigments ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s. Ils peuvent \u00e9galement examiner les portraits en utilisant des techniques d&rsquo;imagerie spectrale \u00e0 large bande, qui capturent des bandes de lumi\u00e8re invisibles \u00e0 l&rsquo;\u0153il nu. En utilisant une cam\u00e9ra avec des filtres sp\u00e9ciaux et des sources de lumi\u00e8re compos\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rentes longueurs d&rsquo;onde dans les spectres visible, ultraviolet et infrarouge, les chercheurs sont en mesure de caract\u00e9riser des pigments sp\u00e9cifiques en observant leur luminescence, leur absorption de la lumi\u00e8re et leur r\u00e9flectance.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"art_page4\"> \u00a0<\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale-4.jpg\" alt=\"Egypt Man Blue\" width=\"710\" height=\"662\" class=\"caption\" title=\"A portrait of a young man seen under visible light (left) and near-infrared luminescence (right) reveals the artist used the pigment Egyptian blue to brighten the area around his head. \" longdesc=\"(The Walters Art Museum, Baltimore (accession no. 32.3))\"><\/strong>Les peintres anciens avaient un choix de couleurs assez restreint dans leurs palettes, ils les m\u00e9langeaient donc souvent pour cr\u00e9er une gamme plus large. \u201dCes artistes \u00e9taient ma\u00eetres de leurs pigments\u00a0\u00bb, explique Svoboda. \u00ab\u00a0Ils ont compris comment les produire et les utiliser, et comment obtenir les couleurs et les illusions qu&rsquo;ils voulaient avec les mat\u00e9riaux \u00e0 leur disposition.\u00a0\u00bbUn pigment couramment utilis\u00e9 \u00e9tait le bleu \u00e9gyptien, qui a d\u00fb \u00eatre fabriqu\u00e9 car les pigments bleus d&rsquo;origine naturelle et abordables \u00e9taient rares. Les chercheurs de APPEAR ont d\u00e9couvert que le bleu \u00e9gyptien \u00e9tait un mat\u00e9riau beaucoup plus polyvalent qu&rsquo;ils ne le pensaient initialement, et que les peintres l&rsquo;utilisaient pour rendre les v\u00eatements et les yeux, et m\u00eame pour cr\u00e9er des tons de chair rouge\u00e2tre. \u201dLes artistes ont ajout\u00e9 un peu de bleu \u00e9gyptien aux pigments blancs pour les rendre plus intens\u00e9ment lumineux ou pour ajouter des tons d&rsquo;ombre frais\u00a0\u00bb, explique Svoboda. \u00ab\u00a0Ils l&rsquo;ont \u00e9galement m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres couleurs pour produire des verts et des violets, comme le c\u00e9l\u00e8bre violet imp\u00e9rial romain.\u201d<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale-5.jpg\" alt=\"Egypt Madder Garment\" width=\"355\" height=\"308\" class=\"caption\" title=\"This portrait, seen under visible light (left) and ultraviolet light (right), offers an example of how artists used a textile dye called madder to create the pink hue on the woman\u2019s lips and garment.\" longdesc=\"(\u00a9 The Trustees of the British Museum)\">Un autre pigment fr\u00e9quemment utilis\u00e9 dans l&rsquo;Egypte ancienne \u00e9tait garance. Colorant textile rose, il \u00e9tait \u00e9galement utilis\u00e9 pour la peinture. En examinant les v\u00eatements de plusieurs portraits peints avec garance, Svoboda et ses coll\u00e8gues ont remarqu\u00e9 de minuscules fibres dans le pigment. Elle pense que les artistes auraient pu utiliser l&rsquo;eau de lavage du processus de teinture des textiles pour fabriquer la peinture color\u00e9e. \u201dIls \u00e9taient tr\u00e8s \u00e9conomiques et efficaces dans la fa\u00e7on dont ils produisaient ces portraits\u00a0\u00bb, explique Svoboda. \u00ab\u00a0Peut-\u00eatre que la garance produite par l&rsquo;industrie de la teinture \u00e9tait plus abordable.\u201d<\/p>\n<p>Les artistes ne se limitaient pas aux pigments pouvant \u00eatre obtenus localement. Les enveloppes de lin d&rsquo;une momie enti\u00e8rement intacte appartenant \u00e0 un jeune homme nomm\u00e9 H\u00e9rakl\u00e9ide sont peintes en rouge, une couleur rituellement importante dans l&rsquo;Egypte ancienne qui \u00e9voquait le soleil couchant et signifiait la mort et la renaissance dans l&rsquo;au-del\u00e0. Des scientifiques du Getty Conservation Institute ont d\u00e9tect\u00e9 ce m\u00eame pigment de plomb rouge sur sept autres linceuls de momies dans des mus\u00e9es affili\u00e9s au projet, dont celui d&rsquo;une femme nomm\u00e9e Isidora. \u201dIls ont d\u00e9couvert que ce pigment \u00e9tait import\u00e9 du sud de l&rsquo;Espagne\u00a0\u00bb, explique Svoboda. Cela pourrait indiquer que les momies \u00e9taient l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un seul atelier de peinture. Svoboda explique que la toxicit\u00e9 du plomb sugg\u00e8re que les peintres ont \u00e9galement compris la science derri\u00e8re les mat\u00e9riaux qu&rsquo;ils utilisaient. \u201dPour pr\u00e9server quelque chose dans l&rsquo;au-del\u00e0\u201c, dit-elle, \u00ab\u00a0il est logique d&rsquo;utiliser un mat\u00e9riau toxique qui dissuaderait la d\u00e9t\u00e9rioration biologique et les ravageurs tels que les insectes ou les rongeurs.\u201d<\/p>\n<p>Les technologies d&rsquo;imagerie fournissent \u00e9galement de rares preuves de pratiques de peinture. Au microscope, les chercheurs ont pu voir des dessins pr\u00e9liminaires \u00e0 la craie de gypse blanche sur neuf portraits de la m\u00eame n\u00e9cropole. Un panel examin\u00e9 par les chercheurs \u00e0 l&rsquo;aide de la lumi\u00e8re infrarouge contenait des instructions \u00e9crites en grec pour compl\u00e9ter le portrait. Avec un outil d&rsquo;\u00e9clairage appel\u00e9 CrimeScope, g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9 par les m\u00e9decins l\u00e9gistes, Svoboda et ses coll\u00e8gues ont examin\u00e9 trois autres portraits et identifi\u00e9 des coups de pinceau sur eux qui apparaissent comme des bandes luminescentes lumineuses sous des couches de peinture. Svoboda a pu voir que, pour un portrait d&rsquo;un jeune gar\u00e7on sur du lin, le peintre a superpos\u00e9 un pigment \u00e0 base de garance sous un pigment rouge plus fonc\u00e9 pour cr\u00e9er la p\u00e2te douce et charnue sous ses yeux. \u201d L&rsquo;artiste ne se contentait pas de peindre \u00e0 plat \u00ab\u00a0, dit-elle. \u00ab\u00a0Ils essayaient vraiment de cr\u00e9er de l&rsquo;ombre, de la profondeur et une beaut\u00e9 subtile dans leur style.\u201d<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"art_page5\"> \u00a0<\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale-6.jpg\" alt=\"Egypt Woman Isidora Edited\" width=\"710\" height=\"547\" class=\"caption\" title=\"A portrait of an unidentified young woman (left) and a detail of a portrait of a woman named Isidora (right) show the different painting techniques artists used to create mummy portraits. \" longdesc=\"(Courtesy of the J. Paul Getty Museum, Los Angeles (object no. 79.AP.129), Courtesy of the J. Paul Getty Museum, Los Angeles (object no. 81.AP.42))\">M\u00eame si la mise en service<\/strong> un portrait de momie \u00e9tait en grande partie l&rsquo;apanage des riches \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque romaine, la gamme des mat\u00e9riaux utilis\u00e9s et la vari\u00e9t\u00e9 de la qualit\u00e9 de la peinture refl\u00e8tent les diff\u00e9rences m\u00eame au sein des rangs privil\u00e9gi\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 en Basse-\u00c9gypte. Par exemple, la peinture experte et les pigments co\u00fbteux sur le portrait encaustique d&rsquo;Isidora r\u00e9v\u00e8lent qu&rsquo;elle \u00e9tait une femme de grands moyens financiers et de statut social. \u201dElle est peinte de mani\u00e8re exquise et repr\u00e9sent\u00e9e portant des bijoux de tr\u00e8s haute qualit\u00e9\u00a0\u00bb, explique Svoboda. \u00a0\u00bb L&rsquo;artiste ma\u00eetrisait les mat\u00e9riaux et savait manipuler la cire.\u00a0\u00bbEn revanche, un portrait \u00e0 peu pr\u00e8s contemporain d&rsquo;une autre femme est peint \u00e0 la tempera sur un panneau de bois recycl\u00e9. \u201dIci, nous voyons un style plus simpliste qui indique qu&rsquo;elle \u00e9tait d&rsquo;une classe diff\u00e9rente\u00a0\u00bb, explique Svoboda. \u00ab\u00a0Mais l&rsquo;artiste \u00e9tait toujours tr\u00e8s cr\u00e9atif avec les pigments qu&rsquo;ils utilisaient.\u00a0\u00bbAu lieu de la dorure que l&rsquo;on voit sur le portrait d&rsquo;Isidora, les bijoux de cette femme sont peints avec de l&rsquo;orpiment, un pigment beaucoup plus \u00e9conomique fabriqu\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;un min\u00e9ral qui ressemble et r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 l&rsquo;or.<\/p>\n<p>Bien que les identit\u00e9s de la plupart des personnes repr\u00e9sent\u00e9es dans les portraits de momies soient inconnues, les individus dont les noms sont enregistr\u00e9s sont pour la plupart grecs, y compris H\u00e9rakl\u00e9ide et Isidora, et leurs portraits soulignent leur identit\u00e9 grecque. En m\u00eame temps, les peintures soulignent souvent le m\u00e9lange des cultures qui a d\u00e9fini les communaut\u00e9s dans lesquelles elles vivaient. \u201dLes gens se pr\u00e9sentent sur une sc\u00e8ne locale\u201c, explique Gates-Foster, \u00ab\u00a0mais aussi le d\u00e9sir de se montrer en prenant part \u00e0 la culture provinciale plus large de l&rsquo;Empire romain.\u00a0\u00bbAlors que la plupart des hommes sont repr\u00e9sent\u00e9s portant des v\u00eatements de style grec qui \u00e9taient courants pour les hommes prosp\u00e8res et propri\u00e9taires terriens de l&rsquo;\u00e9poque, les citoyens romains sont peints dans leurs toges traditionnelles. Les femmes sont souvent montr\u00e9es avec des coiffures romaines populaires de l&rsquo;\u00e9poque, portant des v\u00eatements vibrants et des bijoux somptueux. Les hommes, les femmes et les enfants sont souvent repr\u00e9sent\u00e9s avec divers objets d&rsquo;importance personnelle, familiale ou religieuse. Par exemple, beaucoup tiennent une couronne de fleurs roses pour s&rsquo;identifier comme membres du culte de la d\u00e9esse Isis; d&rsquo;autres montrent leurs affiliations avec S\u00e9rapis, le dieu gr\u00e9co-\u00e9gyptien du soleil.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/a-sa-valeur-nominale-7.jpg\" alt=\"Egypt Boy Portrait\" width=\"355\" height=\"226\" class=\"caption\" title=\"A portrait of a boy on a linen shroud seen under visible light (left) and using a CrimeScope (right) shows how hidden brushstrokes created the effect of softness under his eyes. \" longdesc=\"(Courtesy of the J. Paul Getty Museum, Los Angeles (object no. 75.AP.87))\">Bien que les artistes aient peint leurs sujets avec des traits faciaux individualis\u00e9s, ils semblent avoir employ\u00e9 une gamme relativement \u00e9troite de conventions et de caract\u00e9ristiques stylistiques dans presque tous les portraits existants. Il s&rsquo;agit notamment de repr\u00e9senter des personnes avec une posture tourn\u00e9e vers l&rsquo;avant et de grands yeux pro\u00e9minents. \u00c0 bien des \u00e9gards, les portraits repr\u00e9sentent des repr\u00e9sentations id\u00e9alis\u00e9es et aspirationnelles d&rsquo;individus. Gates-Foster explique que les bijoux opulents vus sur les femmes dans les peintures, par exemple, ne refl\u00e8tent certainement pas les accessoires qu&rsquo;elles portaient au quotidien. En fait, ils pourraient m\u00eame ne pas avoir poss\u00e9d\u00e9 de tels articles. \u201cDans l&rsquo;\u00c9gypte romaine, les gens ont construit leur iconographie mortuaire pour r\u00e9pondre \u00e0 certains crit\u00e8res qui, dans la compr\u00e9hension \u00e9gyptienne de l&rsquo;au-del\u00e0, \u00e9taient destin\u00e9s \u00e0 pr\u00e9server le corps dans sa plus belle forme\u201d, explique Gates-Foster. \u00ab\u00a0Nous ne regardons pas un portrait de vie, mais une image qui \u00e9tait destin\u00e9e \u00e0 pr\u00e9dire et \u00e0 soutenir une forme renaissante de l&rsquo;individu.\u201d<\/p>\n<p>Ceci, et l&rsquo;absence de corps r\u00e9els, rend difficile pour les chercheurs de d\u00e9terminer l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;une personne au d\u00e9c\u00e8s simplement en regardant son portrait. \u201cCertaines \u00e9tudes ont affirm\u00e9 que les portraits ont \u00e9t\u00e9 peints dans la fleur de l&rsquo;\u00e2ge, dans la vingtaine ou la trentaine, et ont \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9s dans leurs emballages \u00e0 leur mort\u201d, explique Svoboda. Elle ne pense cependant pas que ce soit le cas, du moins pas en toutes circonstances. Il subsiste des portraits d&rsquo;enfants et une poign\u00e9e de peintures repr\u00e9sentant des personnes \u00e2g\u00e9es, avec des cheveux grisonnants et des rides. Des tomodensitogrammes de plusieurs momies avec des portraits encore attach\u00e9s, comme celui des H\u00e9rakl\u00e9ides \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 20 ans, ont montr\u00e9 que l&rsquo;\u00e2ge de ces personnes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es correspond \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge approximatif auquel elles sont repr\u00e9sent\u00e9es. \u201dTr\u00e8s probablement,\u201cdit Svoboda, \u00ab\u00a0ces portraits ont \u00e9t\u00e9 peints au moment de la mort et repr\u00e9sentent un reflet de la vie de la personne.\u00a0\u00bbBien que les chercheurs continuent de d\u00e9battre de la mesure dans laquelle les peintures sont destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre des repr\u00e9sentations exactes, ils conviennent qu&rsquo;elles pr\u00e9sentent une version du d\u00e9funt. \u201dIls ne peuvent pas \u00eatre n&rsquo;importe qui, n&rsquo;importe quel visage ou individu\u00a0\u00bb, dit Gates-Foster. \u00ab\u00a0Il doit y avoir quelque chose d&rsquo;essentiel qu&rsquo;ils communiquent sur une personne pour leur voyage vers l&rsquo;au-del\u00e0.\u201d<\/p>\n<p><strong>Benjamin L\u00e9onard <em>est r\u00e9dacteur en chef chez<\/em> ARCH\u00c9OLOGIE.<\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de 1 000 portraits de momies, peints sur des panneaux de bois ou des linceuls de tissu entre le premier et le troisi\u00e8me si\u00e8cle de notre \u00e8re, sont aujourd&rsquo;hui dans les mus\u00e9es. \u00c0 la fin du XIXe et du XXe si\u00e8cles, les arch\u00e9ologues ont mis au jour des dizaines de ces portraits, principalement dans les cimeti\u00e8res de la r\u00e9gion du Fayoum et des environs, en Basse-\u00c9gypte. Les excavatrices retiraient souvent les panneaux ou les linceuls des momies, jetaient les corps et vendaient les portraits \u00e0 des institutions \u00e0 travers l&rsquo;Europe, le Royaume-Uni et les \u00c9tats-Unis. En cons\u00e9quence, les chercheurs\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":327,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"blocksy_meta":{"styles_descriptor":{"styles":{"desktop":"","tablet":"","mobile":""},"google_fonts":[],"version":4}},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v21.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>\u00c0 sa Valeur Nominale - Viaromana et arch\u00e9ologie.<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"\u00c0 sa Valeur Nominale article de Viaromana et arch\u00e9ologie.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.viaromana.org\/blog\/at-face-value\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"\u00c0 sa Valeur Nominale - 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